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dées sur celte idolâtrie , que le Clirist devaitenfin détruire. Il y avait là une société im-prégnée , saturée de tous les vices, de toutesles corruptions, qu’avait créées une longuesuite d’erreurs, qu’avait développées une lon-gue suite de victoires. Le christianisme la pé-nétra il est vrai , mais elle-même elle se re-fusa au bienfait, qu’il lui apportait, elle de-meura païenne , dans tout ce qui n’étaitpoint dogme, dans tout ce qui n’était pointreligion, et le schisme de Constantinople, l’as-servissement des chrétiens d’Orient au sabrede Mahomet est là, pour nous apprendrequel eût été le sort de notre Occident, siDieu n’en avait eu pitié , si Dieu ne l’avaitrajeuni dans un baptême de sang.
Voyez accourir, comme s’ils entendaient savoix, ces païens du nord et de l’est, qui,pressés les uns par les autres, se refoulentjusque sur le territoire , que protégea si long-temps l'aigle des Césars. Sur toute cette vastefrontière, qui s’étend depuis l’Euxin jusqu’àla mer d’Allemagne , ils se frayent d’innom-brables passages et bientôt l’Italie elle-mêmeest dévastée par eux. D’abord ce sont lesGermains d’Arminius , qui vengent leurs an-