Monaflique d’Irlande • Si J
les Seigneurs jettant leurs torches à terre & les *éteignant, l’Archerefque continua de drire pen-dant qu’elles furaoient encore:-4s»/î puijfent eftreéteints & punis dans l’enfer tous ceux qui violerontce fermant, on feront contre cette malédiction. Ellen’ignoroitpas encore que les Rois d’Angleterrefes predecefîeurs dont la pieté env.ers l’Eglifen’avoit prefque pas eu de bornes , avoient tou-jours ajoùii aux donations qu'ils faifoient auxgens d’Eglife feculiers & réguliers : Qui mtgérevolmrit noflram donationem,augent Viens omnipo-tens diesejus profperos:fî quis vero mutttrevel mi~nttere prefumpferit,nofcat fe ad Dei Tribunal ra-tionem redditurum , ce qui eft bien éloigné del’opinion commune des novateurs Puritains &Presbytériens , qui difent, que de donner à CE~gl fe fent le fudaïfme & la Papauté, Qp que deprendre àl'EgUfe ce que nos anceftres lui ont donnéejl rcformation.
Enfin Marie reftitua de bonne foy tont cequ’elle poffedoit apartenant à l’Eglife , cepen-danteette Reine ayant envoyé à Romedes Am-baiïàdeurs'd’obedience à Paul IV. ce Pape léplaignit de ce que les biens d’Eglife n’avoientpas encore efté reftituei en Angleterre & en Ir-lande par les particuliers, & déclara qu’il nefouffriroit point cette dure-é , que comme cesbiens apparrenoient proprement à Dieu , il yavoit de k damnation aies retenir, qa’il fal-loir que l'on rendît jufques à la derniere obole,que le faine Siégé feroit toujours preft à favo i-l'iiH # 1 f fr Marie gc Philippes , mais que ce mefmeSicgen’avoit pas le pouvoir de pe mettre laRi*." prophanation des chofes fainces , & pour peuque l’on continuât cette injufte poffcffion , ce* eroi c un anatheme fur les deux Royaumes
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