Menafliqut d’IrlandeYfIroyant pas qu’il dût mourir fi-toft. Mais com-me il approchoit de (on Abbaye , un Preftre Teprefenta pour le confcffer en lai déclarant qu’iln’avoit plus qu’ne moment à vivre, 1 Abbé de-manda quelques jours pour fe préparer , maisce fut inutilement. 11 fut pendu à un arbreavec fon habit de Bcnediftin fur le haut d’unemontagne d’où l’on voyoit fon Abbaye, 5caprès on mit fon corps en quartier.
Les Chartreux fojffrirent auffi beaucoup danscette perfccution , 5c bien qu’on ne pût les ac-eufer d’aucun mauvais exemple, 5c que le Prieurde la Chartreufc de Londres fût généralementellimé de tout le monde , 5c qu’un des Vifî-teurs eut même mis dans fon procès verbal ,qu’il n’ avoit jamais vû une perfonne plus cha-ritable que celui là , que les yeux de tout lepeuple eftoit fur fon Convent, 5c qu’à fon avison devoit l’appliquer à quelque ufage pieux,on ne briffa pas de lefupprimer , Sc pour don-ner quelque juftice à cette fuppreflion on obli-gea ce Prieur 5c fa Communauté de déclarerdas fa refignation que la plupart des Chartreuxayant offenfé le Roy 5c mérité d’eftre privezde leurs biens , 5c d’eftre punis capitalement :Ils fe foumettoient au Roy 5c lui donnoiencleur Maifon afin d’être garentis du chaftimentqu’ils meritoient.
Au refte . comme la profeription des Moi-nes entraîna avec foi le pillage de leurs Eglifes,elle fut fuivie par confequent de la profanationde toutes les Reliques des Saints : on brûla lesplus riches Chàffes après les avoir dépouilléesde toutes leurs richeffcs. Celle de faint Thomasde Cantorberi ne fut pas oubliée . puis qu’elleeftoit la plus riche qu’il y eut en Angleterre, &