g 6 Introduction à l'H'tflolre
qui ne voulurent point fe foumcttre & refignerleurs Maifons, qui fuient exécutez à mon, fouspretexte de rébellion & de defobeiflance. L’Abbéde Glaftenbury ou de Glaffonbary qui avoit jo.mille livres tournois de rente, celui de Rexiwgqui en avoit trente mille , les Abbez de Glocef-tre , de whttley, de Gervaux , & dcSaw/ey , lesPrieurs de Woburnes, Sc de Burlington furent <iunombre de ces malheureux , comme nous l'a-vons déjà remarqué en partie , leurs Maifonsfurent confifquces. Et zmû Sonderas a eu rai-fon dédire quil faut confiderer la plupart deces Prélats comme de véritables martyrs.
L’Abbé de Glujfenburi fut mefme exécutéd’une maniéré odieufe. On le fît venir à Lon-dres pour l’engager à ftgtier l'afte des refigna-tions » mais comme l’on vit qu’il refufoit ab-folumentdele faire,on le renvoya, & quoi quel’on eût trouvé parmi fes papiers un livre con-tre le divorce du Roy , que les Vifiteurs avoienteu la méchanceté d’y glifler pour le faire périr,la Cour ne jugea pourtant pas à propos de fefervir de ce pretexte , mais bien de celui de def-obeïffance aux ordres du Roy & d’attachementaux rebelles ; car cet Abbé s’étant tendu à Wehoù la Noblefle eftoit affemblée , comme il yalloit prendre fceance, on lui dit de s’affeoitfur la fellcte qu’on lui prefenta & de repondieà une accufation intentée contre luy. Ce chan-gement l’étonna : il demanda ce que cela vou-loitdire,fe Tentant innocent,qnelqu’unlui dit enconfidence que ce ne feroit rien,que ce n’eftoitque pour la forme, & qu’on ne vouloit que lui■faire peur : il fut contraint de faire ce que l’ûavoulut, & il fut condamné un moment aptés,fc renvoyé fur le champ à Qiaffer.bury ne