io Intwduftion à l’Hiftoire
velle vilite des Maifons , quireftoient, qu’onexamine oit patticul erement la vie des Moines,leur difpofmo i envers le Roy , leurs fenti-mens fur la primauté Ecclefiaftique : on devoitfur fout s’informer comment ils s’eftoient con-duits pendant les derniers troubles,afin que s'ilyavoit la moindre preuve que les Supérieurs oules Moines euflent ou favorifé les mccontens ,ou ne s'eltoient pas déclaré contre eux , il eutun jufte fujet de leur faire une querelle , & a-voir occafion de fupprimer eurs maifons,Lee futencore chargé de cette comiflïon.dont il s’aqui-ta encore fort bien & au gré de la Cour , ce quifut caufe qu’l fut depuis fait Archevêque d’Torckpeu après la mort du Cardinal de Wolfey.
Et en effet ces nouvelles recherchas engagè-rent plufieurs Abbez & Religieux de remettreleurs maifons au pouvoir du Roy. L’Abbaye deF urneff dans la Province de Lincolne , fut cellequi donna exemple a plufieurs autres : elle avoitlooo. I.fterling de rente: cette première refigna-tion fut fuivie de vingt autres .enlbrte que toutd’un coupla plus part des grandes & der peti-tes Abbayes furent au pouvoir de Henry. LeDoéienr Bun et avoue mefme que ce qui don-na occafion à ces fiibites refignations & demiC-lïons d’Abbaies & de Prieurez venoit de l’ac-cufàtion qu’on intenta contre plufieurs Abbez& autres Supérieurs qu’on afîuroit avoir trem-pé dans les troub’es ; & comme ils fe voioientpar là expofez à la feveritédu Roy , ils rachc-toient leur vie & leur liberté , en lui (àcrifiantleurs Maifons. Quelques autres commençant àavoir du penchant pour la Religion Proteftanteeurent moins de peine à fe deffairede leurs Con-yens : il y en eut quelques uns dont la vie éçoiî