ïntŸoàuBhn À l’Hiftoire
terelldu Roy vouloit qu’il embraffât cette nou-vellc religion, & la fit fuivre dans fes Eftatsafin qu’il fut plus en fureté contre lesreflentimens de la Cour de Rome & des autres Princesde l’Europe qui en voudroient époufer la que-relle ; qu’il avoit mefmc préparé cet établilïe-ment en reverfant l’authorité du faint Siégéqui eft le fondement de l’Eglife Catholique ,donnant par là au peuple la liberté d’examiner& de révoquer en doute les articles de foy lesplus receus, comme l’a fort bien obfervé San-derus dans l’hiftoire du fchifme de ce Prince.
Et à la vérité les Moines raifonnoient aflezJulie en cette rencontre, puifquel’évenement afait connoître qu'ils ne dilbient tien alors quine foit arrivé dans la fuite , ils avoient mefmc.un interefl particulier qui les faifoit agirpuif-lamment : car tomme ils ne tiennent leurs pri-vilèges & leurs exemptions que des Papes quin’avoient plus aucune authorité en Angleterre,ils fe trouvoient expofez à celles des Parlement!qui ne manquerojent jamais après la foûmiffionqu’ils avoient fan paroître dans l’affaire dudivorce & du fchifme de les laifTer à la difcrc-tiondu Roy , que la plupart des grands quid’ordinaire n'ont pas beaucoup de religion té-moignoient déjà avorr quelque envie de s’en-richir du bien des Abbayes, & a in fi il y avoitfirjet de craindre que ces Seigneurs'ne confeu-tinent tres-volontiers à la fuppieflion des Con-vens pourvu qu’on leur fît part du butin.
Outre que les Religieux fouffroient impa-tiemment, dit M. de Mautroix, que dans les fer-mens qu’on leur faifoit prefter en les obligeantà reconnoifire folemnellement la validité dumariage de Hewn avec Anne de Eoulm , d’être
fidèles