Ï4 Introduction * l’Hiftoirt
temps , puifque fut la fin du onzième ficelé rGilbert Evêque de Lymmerik écrivit un Livrepour enfèigner la maniéré de celebrer la Meflc& le fetyiee divin faivant le Rituel Romain ,fc od il condamnoit tous les autres : voicy fespropres termes. Diverfi & fchifms.ttci illi Ordinestjuibus Hybtrnin ptne delufa eft , uni Catbolico &komane cedant Officfo ; quidenim magis,ajoûte-t-il,indecens mut fchifmaticum dici pot en!, quàm doc~tijfimum unius Ordinis in altenus Ecclefia idiotttm& laicum fieri.
Mais il n’y avoit pas tout à fait tant de fii-jet de Ce recrier fur ces differentes Liturgies,puifque nous voyons encore regner cette mêmedifférence parmi les gens d’Eglife: les Ecclc-fiaftiques Séculiers , par exemple , ont desRituels entièrement differens de ceux des Moi-*nés , & ceux cy des Religieux mendians : lespremiers ne celebrent pas même la MefTcny le fervice Divin de la même façon dans tousles Eftats, ny même dans toutes les Provincesd’un Royaume, & autant qu’il y a de Moines& de Religieux autant de differentes Liturgies :car autre chofe eft la ceremonie de la Mefle Scde l’Office Divin d’un Chartreux & d’un Be-nedièlin, d un Jacobin & d’un Carme , enfinl’un chante d’une façon & l’autre d’une autre,chaque Ordre à fes Rubriques à part , qui fontfouvent fi differentes que le plus habile hom-me d’un Ordre pafiant dans un autre y feroitun novice & comme une perfonne feculicre ,fans quon regardât cette ignorance commeune indecence & encore moins , comme unfchifmc , comme le pretendoit cet Evêque deLymmerik dont nous venons de parler.
A l’égard de la Tonfuie il y a des Auteûrs