Monafltque d'Irlande* 9
te temps là valoient mieux que nos plus célé-brés Univérfitez modernes, foi't par le nom-bre des eftudiaas non feulement lrlandois ,mais de toutes les nations de l'Europe, foit parla grande fcience des faints profelTèurs qui yeftoient, dont nous admirons aujourd’hui éga-lement la fainteté de la vie & la grandeur de ladoûrine , ce qui a fait dire à Colgan : Ut vix.fciam an glor'u plus promeruerit ex eo quod dscîo-ees & Apoflalos genuerit & emiferit propi infinités,quarts ex eo quod ex contmuo Italorum, GallorumGermanorumfiritonum , Vietnam , Saxonum feuAnglorum atiarumque nationum arBroris viradcBrine dejîderio advolantium accurfu,incolatu &fepultura merito appellari queat communis Europe,tsonarum htterarum officina communique, afcettt-rum facrarium.
.11 faut à prefent établir de quel Ordre fai—foient profellîon ce grand nombre de Moinesd'Irlande : ce que nous allons faire en peu demots , & pour cela il faut d’abord remarquerque dans le temps ou nous mettons les premiersMoines lrlandois, c’eft à dire dans le quatriè-me, & dans le cinquième liecle , les deux plusanciens Ordres qui floriflent aujourd hui dansle cliriftianifme , fçavoir , celui de faim Benoir& des Chanoines Réguliers de faint Auguftinenl’e'tatoù ils font à prefent,n’eftaient pas an-core connus, quoi qu’en puiiï'ent dire la plu-part de leurs Hiftoriens, qui font venir les Cha-noines Réguliers immédiatement des Apoftres,& amft il y a quelque apparence que ces pre-miers Moines d’Irlande s’eftoicnt choifis desréglés particulières qu’ils avoient faites eux-mefmes , ou bien plutoft qu ils avoient apportédu Levant les réglés de faint Antoine , de faint