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MARIE ANTOINETTE AN DEN GRAFEN MERCY.*)
(Le 4 juillet 1792.)
Vous connaissez dejales evencments du 20 juin; notrePosition devient toujoui’s plus critique. II n’y a que violenceet rage d’un cote, faiblesse et inertie de l’autre. L’on nepeut compter ni sur la garde nationale ni sur l’armde, on nesait s’il faut rester a Paris oü se jeter ailleurs. II est plusque temps que les puissances parlent fortement. Le 14 juilletet jours suivants peuvent etre l’epoque d’un deuil generalpour la France, et de regrets pour les puissances qui aurontetc trop lentes pour s’ expliquer.
Tout est perdu, si on n’arrete pas les factieux par lacrainte d’une punition prochaine. Ils veulent a tout prix larepublique; pour y arriver, ils ont resolu d’assassiner le roi.II serait necessaire qu’ un manifeste rendit 1’ assembleenationale et Paris responsables de ses jours et de ceux desa famille.
Malgre tous ces dangers, nous ne cbangerons pas deresolution; vous devez y compter autant que je compte survotre attachement. Je me plais a croire que je partage lesentiment qui vous attachait a ma mere. Voilä le momentde m’en dönner une grande preuve en sauvant moi et lesmiens, moi s’il en est temps.
*) Abschrift. Mit Varianten bei Hunolstein, S. 319 abgedruckt.