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CL.
MARIE ANTOINETTE AN DEN GRAFEN MERCY. *)
(30 avril 1792).
La guerre est declaree. La cour de Vienne doit täclierd’eloigner sa cause le plus que possible de celle des emi-grds, 1’ annoncer dans son manifeste en meine temps que1’ on pense qu’ eile pourrait employer 1’ ascendant naturelqu’ eile a sur les emigres pour temperer leurs pretentions,les amener a des idees raisonnables, et ä se rallier enfin atous ceux qui soutiendront la cause du roi. II est faciled’imaginer les idees qui doivent former le fond du mani-feste de Vienne, mais en appelant l’univers ä temoin desintentions de cette puissance, de ses elforts pour conserverla paix, de ses dispositions constantes encore a tenniner äP annable, de son eloignement de soutenir des pretentionsparticulieres ou quelques individus contre la nation, on doiteviter de trop parier du roi, de trop faire sentir que c’ estlui qu’on soutient et qu’on veut defendre. Ce langage Pem-barrasserait, le compromettrait, et pour ne pas paraitrcconniver avec son neveu, il serait force d’exagerer sesdemarcbes, et par la de s’ avilir ou de donner un mouve-ment faux a P ojtinion publique. C’ est de la nation dont ilfaut parier, pour dire que l’on n’a jamais eu le desir de lui
*) Abschrift. Beilage zu Mercy’s Bericht au Kaunitz vom16. Mai 1792.