262
des circonstances du moment. II est bien essentiel de nepas se meprendre sur ces causes, et malheureusement fautedes donnees neccssaires, on pourrait facilement s’y trompera Paris.
M. de Simolin a eu des entretiens dont il a ete mecon-tent; on en sera peut-etre in forme, et cela pourrait induirea des jugements tres-mal fondes. Le fait est que les ideesdu noi'd ne conduiraient qu’ k des systemes impraticables etpropres a tout ruiner; d’autres cours qui tendent au vrai but,voudraient y ramener une union de mesures et d’ efforts. IIest probable qu’ eiles reussiront ä persuader; alors leschoses marclieront d’un pas ferme et assure.
Le corps de troupes, destine pour le Brisgau, y arrivedans ce mois. De plus grandes forces se preparent; ellessont meine pretes, mais elles n’ont pu encore etre mises enmouvement. Si les Francais attaquent par Liege, les Prus-siens s’y porteront et ont dix mille hommes au voisinage;la premiere etincelle de guerre entrainera tout le reste. Lenouveau roi ne variera pas, mais il ne faut croire que ceque diront de lui de fideles serviteurs connus. 11 est essen-tiel et urgent par rapport a Berlin que l’on s’explique surles refournissements des depenses, qui seront faites. Ondoit autoriser quelqu’un a cet eff et, et le designer. Il fautsavoir ce que pense M. d’Aranda*), et le faire connaitre. Onest ici en bonne posture, bien prepare, et on ne craint rien.
A l’ouverture du corps du defunt il ne s’est pas trouvetrace de poison.
*) Der siianisclie Minister Graf Pedro Aranda.