CXLVII.
MARIE ANTOINETTE AN DEN GRAFEN MERCY.
(Le 26 mars 1792.)
M. Dumouriez ne doutant plus de l’accord des puis-Scances par la marche des troupes, a le projet de commencerici le premier par une attaque de Savoye et une autre par
aura l’honneur de vous rendre compte, Sire, si vous voulez bien luipermettre de vous approcher.
Vous jugerez, Sire, d’apres les details du Sieur Daumartin, qu’ilest impossible de reunir sur les meines tetes des malheurs et desdangers de tont genre plus deehirants et plus revoltants. II est certainque la faction qui maitrise le royaume, est resolue ä porter l’audacejusqu’ k declarer la guerre; eile veut Sans differer faire deux pointsd’ attaque ä la fois dans 1’ empire et sur le territoire du roi de Sar-daigne. Leur resolution, en commemjant les deux entreprises, est desuspendre le roi de ses fonctions, de separer la reine de S. M. sousle pretexte de differentes. accusations portees ä dix neuf chefs, dont leprincipal est d’avoir engage feil S. M. V empereur ä former une con-federation avec les grandes puissances de l’Europe en faveur de laprerogative royale. On ne peut penser sans fremir d’horreur jusqu’oüces miserables peuvent porter cet abominable projet, ni se dissimilierque leur atrocite est sans mesure, parce qu’ eile se voit sans frein.II n’y a, Sire, que Y. M. qui puisse leur en presenter un, assez fortet assez prompt pour la contenir. Le roi s’assure de trouver dansles principes, connne dans l’äme de V. M. toute l’action des secoursdevenue aujourd’hui aussi" necessaire aux dangers de sa personne etde eelle de la reine qu’ au retalilissement de la monarcliie. Voussentirez, Sire, en apprenant leur projet d’attaques rebelles et leurplan de detroner le roi, combien il importe que le developpement desforces, que le roi espere que Y. M. veut comme feu S. M. 1’empereuremployer de concert avec le roi de Prasse, marclie absolument en
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