249
CXLIII.
GRAF MERCY AN DIE KÖNIGIN.
Le 16 fevrier 1792.
L’ objet essentiel est de tächer de remettre la royauteen mesure de regagner peu a peu son eclat et son autorite.Vouloir d’un premier jet arriver a ce but, serait une dan-gereuse chimere. Elle est cependant la base du Systemedes princes emigres. Ils ont accredite ce projet dans lescours du nord, et meine en Espagne. Voici ce qu’on penseailleurs de cette idee. La nation fran§aise est divisee endifferents partis. II est precieux d’entretenir cette division;eile seule peut operer sans de violentes secousses la ruinede la Constitution. Si cette derniere est ouvertement at-taquee par le deliors, alors tous les partis se reunirontpour la defendre, et la nation entiere, ccdant au prestigede sa pretendue liberte et egalite, croira devoir lui faire lesacrifice de ses dissensions interieures. C’est d’apres cetteopinion, dont la justesse parait demontr^e, que 1’empereurvient de fixer le plan qu’il va proposer aux autres puissances.II consiste a convenir unanimement de faire au gouverne-ment frangais les propositions et dcclarations suivantes :
1 0 que, quoique Ton ne pense pas a s’ingerer dansles affairesinterieures et domestiques de la France, F filteret generalde l’Europe, d’accord avec la base fondamentale posee parl’assemblee Constituante, a un motif absolu et majeur, fondesur le bonheur des peuples, a ce que l’empire francais soit