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CXXXVII.
MARIE ANTOINETTE AN LEOPOLD II.*)
(Janvier 1792).
J’ai une occasion bien süre d’ici ä Bruxelles, et j’enprofite, mon eher frere, pour vous dire un mot. Vousrecevez avec celle-ci un memoire que je suis oblige de vousenvoyer **), de meme que la lettre que j’ai ete forgee de vousecrire au mois de juillet. II y avait aussi une lettre, maiscomme eile dit la meme cliose que le memoire, je me suisdispensee de l’ecrire. II est bien essentiel que vous mefassiez une reponse que je puisse montrer et oii vous ayez1’ air de croire que je pense tout ce qui est dans ces deuxpieces, precisement comme vous m’avez repondu cet ete.
M. de Mercy vous expliquera plus en detail notrePosition et combien il est a desirer que vous distinguieztoujours notre interet veritable d’ave.c tout ce que noussommes obliges de faire pour notre sürete personnelle ici.Je ne peux pas vous ecrire davantage ; l’ignorance totaleou je suis de tout ce qui a rapport a vos idees ou a vosprojets, m’empeche de faire aucune reflexion, mais croyez,mon eher frere, que danstoutes les positions et dans tous lesmoments mon amitie sera toujours la meme. Je vous em-brasse de tout mon coeur.
*) Eigenhändig geschriebenes Original.
**) Anhang. I.