ou du moins des preparatifs pour la marclie des troupes. Jesuis süre que Fempereur se montrant ainsi, les autres puis-sances n’hesiteront pas. Je n’entre pas dans plus de details.
CXXVI.
GKAF MEECY AN DIE KÖNIGIN.
Le 6 novembre 1791.
Dans F eloignement il est bien difficile de discerner lesobjets, plus encore d’asseoir une opinion decidöe sur leplan, qui convient le niieux aux circonstances ; on saitcependant que ce plan doit tendre a deux objets. Le pre-mier doit etre d’avilir Fassemblee autant que possible ; lesecond de s’attirer la confiance et Faffection populaire.Pour atteindre ce double but, il laut un ministere eclaire etlidele, et s’il n’est pas possible de Fetablir tel, il conviendraitd’y suppleer, quoique tres- imparfaitement, pär un conseilsecret, compose de quelques personnes d’une habiletereconnue, d’un attachement ä tonte epreuve et capables desuggerer la marclie journaliere a tenir. Kien n’annonceencore que Fon se soit occupe ä Former ce ministere con-venable. Le clioix de M. de Segur a d’abord indique lecontraire. Depuis son refus on annonce que M. de Sainte-Croix lui sera substitue. Ce dernier passe generalementpour le plus determine demagogue. Tous les cabinetsrepugneront a cette disposition, et eile donnera lieu a desconjectures fächeuses. Si.ce clioix porte sur le Systeme quele ministere actuel ne tiendra pas, et que ceux dont on le