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lettre par M. de Bercliigny, qui vous annongait Farrivee dela personne que vous avez vue a Londres. J’attends avecbien de 1’ impatience les premieres nouvelles de Vienne,eiles soront importantes. Je crains bien, par des depechesque j’ai vues de Dresde, que l’empereur ne se soit laissealler a l’astuce de Calonne et a la politique dötestable de laPi’usse, qui ne fera que l’engager pour l’entrainer et leperdre ainsi que nous, et a tout cela c’est encore l’Angleterrequi agit sans se montrer.
Voici un memoire que le manque d’occasion süre m’afait tarder a vous envoyer. Les principes m’y ont parusages; il serait ä desirer qu’on les suivit. Comme je n’aiaucun moyen d’envoyer directement a Yienne, voulez-vousbien, comme vous avez mon cacliet, fermer le paquet, sivous le trouvez convenable et Fenvoyer a Fempereur pourmoi, ainsi que ma lettre. Je ne doute pas de son amitie etde sa bonne volonte pour moi, mais il serait affreux que,voulant nous servil - , il soit entramd par l’ambition et l’intriguedes autres. Par exemple, on dit ici que, dans l’accord signeaPillnitz, les deux puissances s’engagent ä ne jamais souffrirque- la nouvelle Constitution frangaise s’ etablisse. 11 y asürement des points (comme dit bien le memoire que voici),auxquels les puissances ont droit de s’opposer, mais, pource qui regarde les lois interieures d’un pays, cliacun estmaitre d’adopter dans le sien ce qui lui convient. Ils auraientdonc tort de F exiger, et tout le monde y reconnaitraitFintrigue des emigrants, ce qui ferait perdre tous les droitsde leur bonne cause.
Nous sommes dans un moment fort critique ; c’ estdemain que le roi doit eerire son acceptation a l’assemblee.
Arnetli. M. Antoinette, Josepli.il. und Leopoldll. 14