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Je sais toutes les marques d’amitie et d’interet que vous necessez de nous donner, mais je vous conjure, par cettemeine amitie, de ne pas vous laisser compromettre en rienpar nous. 11 est certain que nous n’avons de ressource et deconliance qu’ en vous. Voici un memoire :i 'j qui pourra vousmontrer notre position au vrai, et ce que nous pouvons etdevons esperer de vous. Je connais tres-bien l’äme des deuxfreres du roi; il n’y a pas de meilleurs parents qu’eux (jedirais presque de freres, si je n’avais pas le bonlieur d’etrevotre soeur). 11s desirent tous deux le bonheur, la gloire duroi uniquement; mais ce qui les entoure est bien different:ils ont tous fait des calculs particuliers pour leur fortune etleur ambition. II est donc bien interessant que vous puissiezles contenir, et surtout, connne M. de Mercy doit deja vousl’avoir mande de ma part, d’exiger des princes et desFrangais en general de se tenir en arriere dans tout ce quipourra arriver, soit en negociations, soit que vous et lesautres puissances fassiez avancer des troupes. Cette mesuredevient d’ autant plus necessaire que le roi allant accepterla Constitution, ne pouvant faire autrement, les Frangais audeliors se montrant contre son acceptation, seraient regardesconnne coupables, par cette race de tigres qui inondent ceroyaume, et bientöt ils nous soupgonneraient d’accord aveceux. ür, il est de notre plus grand interet, faisant tant qued’accepter, d’inspirer la plus grande confiance. C’est le seul
*) Ich halte die Angabe, dass Marie Antoinette diese Denkschrift,welche in der Revue retrosp. II. 7, daun hei Hunolstein, 257, undbei Feuillet de Conches, II. 289, abgedruckt ist, eigenhändig mehrmalscopirt habe, für irrig. Die Exemplare wenigstens, welche im kais.Staatsarchive sich befinden, sind nicht von ihrer Hand.