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vous occupiez de moi tout de suite apres la perte cruelleque vous venez de faire. L’amitie et le sang qui nous unit,me fait partager bien vivement toutes vos peines et voschagrins. Je vous remercie bien de la confidence que vousme faites, de marcher sur les meines principes que l’Im-peratrice; permettez que je m’en rejouisse et comme parentet comme allie. Je connaissais trop votre fagon de penserpour etre sur que vous n’agiriez pas autrement. La franchiseet la sinceritö dont vous me parlez, sont des qualites bienessentielles dans le poste que nous occupons, et avec les-quelles on marche droit sans rien craindre. Je reconnaisbien votre amitie, mon eher beau-frere, dans les souhaitsque vous faites pour le succes de mes armes. J’esperequ’elles reussiront comme vous le souhaitez, et qu’apres je
premier moment, que la force de vous ecrire un mot. Actuellement,que je suis un peu remis, je profite avec plaisir de l’arrangementamical dont nous sommes convenus de bouche de nous ecrire parfoislibrement et franchement. Prive de l’usage des noms si doux de fils,de pere et d’epoux; je ne puis gouter de satisfaction que dans le seinde l’amitie; jugez donc combien m’est ehere celle de V. M., qui pardes verites aussi lieureusement que generalement reconnues, fera tou-jours l’avantage et la convenance de nos etats, mais bien plus encorema satisfaction personnelle par F attachement sincere que je vousai voud, eher frere, ainsi que 1’estime que merite votre caractere,cette volonte constante et efficace d’opdrer le bien, enfin toutes lesautres belles qualites, dont vous donnez par vos actions des preuvessi reelles. Ce serait affaiblir l’avautage de nos liens reconnus par lesdeux natipns, que de faire etalage de preuves et d’arguments, Iorsquepersonne n’en peut plus douter, et que la vdrite de ces principes adejü 6te constatee de part et d’autre par des occasions qui ont faitsentir l’avantage reciproque de notre alliance. Soyez persuade, moneher frere, que c’est par conviction que je suivrai exactement lesprincipes de mon auguste mere. La franchise et la sincerite con-stituent mon caractere, comme vous devez l’avoir eprouve depuis. Je