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Marie Antoinette, Joseph II. und Leopold II. : ihr Briefwechsel
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tegez, vous communiquent, et auxquels vous croyez, sontvos seuls guides. Peut-on ecrire quelque chose de plusimprudent, de plus irraisonnable, de plus inconvenable quece que vous marquez au comte de Rosenberg touchant lamaniere avec laquelle vous arrangeätes une conversationa Rheims avec le duc de Chpiseul? Si jamais une lettre,comme celle-la segarait, si jamais, comme je nen doutepresque point, il vous echappe des propos et phrasespareilles vis-a-vis meine de vos plus intimes confidents,je ne puis quentrevoir le mallieur de votre vie, et javoueque par 1attachement que je vous ai voue, cela me faitune peine infinie. Ce sont vos ennemis, ce sont ceux quidesirent le plus de voir detruite toute influence que vouspourriez avoir, qui vous poussent a de pareilles demarches.Croyez-moi, et ecoutez la voix dun ami et dun komme quevous savez quil vous aime. Distinguez-la de la foule detous ceux qui vous encensent, et croyez que personne nepeut et ne veut vous dire la verite comme moi; qu eile estde toutes les nations et de tous les pays. Quittez donctoutes ces tracasseries, ne vous melez absolument en riendaffaires; eloignez et rebutez meine tous ceux qui vou-draient vous y attirer pour quelque chose. Attachez-vousfortement a meriter F amitie et la confiance du roi, c estdabord votre devoir detat, et cest le seul interet que vouspouvez et devez avoir. Eplucliez ses goüts, conformez-vousa eux; tächez d etre beaucoup avec lui, ne lincommodezneanmoins pas, et meritez par votre discretion et surete saconffance. Ne parlez jamais a des ministres daffaires, nipour recommander quelquun, et dans toutes les occasions, vous serez sollicitee, ne vous chargez jamais dautre

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