I.
JOSEPH II. AN MARIE ANTOINETTE.-
(Juillet 1775.)
Tres-chere soeur. Le courrier vient de me remettrevotre cliere lettre, qui m’ a fait beaucoup de plaisir quantaux sentiments que vous voulez bien me teinoigner, et audesir que vous avez de me voir. Vous ne pouvez pas douternon plus, combien le meme desir m’anime, mais les occasions,mes premiers devoirs et ma raison doivent etre les seulsguides de toutes mes actions. Je ne puis repondre desevenements qui peuvent se presenter jusqu’au temps oii jepourrais me donner la satisfaction de vous embrasser, aussipeu que mon amour pour la tranquillite d’esprit m’inspirerapour lors. Permettez, que la-dessus, ma cliere soeur, jevous parle avec toute la francliise que Famitie seule et l’in-teret autorise, et dont l’intention fait Fexcuse.
Comment voudriez-vous, que j’aille vous voir et memettre dans le grand monde de la cour et du päys que vousliabitez, dans les circonstances dans lesquelles j e vois quevous vous trouvez, et dans lesquelles vous avez bien vouluvous mettre? Autant que j’en sais, vous vous melez d’uneinfinite de clioses d’abord qui ne vous regardent pas, que
Arnetli. M. Antoinette, Joseph II. uud Leopold II.
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