Druckschrift 
2 (1780)
Entstehung
Seite
115
Einzelbild herunterladen
 

' b e tOiiRE de S. Louis. 11-5'que' firent nos troupes nayant point réufii, il ob-tint de faire une tentative à la tète des Gardes duCorps. Il forma le delfein de semparer de ce Châ-reaü » en traverfant vis-à-vis de la brèche un folleplein dune eau vive & courante. Il choifit tous ceuxde fa troupe qui favoient nager} les valets de bonnevolonté furent de partie : il fe trouva deux censnageurs * à la tète defquels M. de Vifé traverfa cefolfé à la nage , lépée entre les dents 3 & gagnabrèche. Oh croit voir revivre les paladins enchan-tés de lAriofte } il reçut trois coups de moufquetsau moment il abordoit 5 un lui perça lépaule ,lautre lui entra dans le corps, Sc le troifieme luitafia la mâchoire , perça fa langue, & lui brifaquatre dents : fon courage n en fut point abattuil donncit fes ordres de la main , quand il ne le pou»voit pas de la voix , avec un fang froid qip pa-roît pas dans la nature humaine. On imagine bienque cette place fe rendit. Comment réfifter à depareils hommes ? Le Roi dit, en apprenant la ma-niéré dont ce Château avoit été emporté : II ny etque Vifé capable (Tune telle action . M. de Viféfut fait Chevalier de S. Louis, quoiquil eût quittéle fervice fix mois avant linfiitution de cet Ordrë.H eft vrai quil ne lavoit quitté quà raifon de fes-blefiiires, qui le mettoient hors détat den fuppor-ter les fatigues. Il ne fut point le feul dont le Roi