l8<j Histoire
gene écoit aveuglé par un efprit de vengeance * &:le Duc de Savoie par l’ambition de reculer les limi*tes de fes états.
d’O (.. Marquis ) Chef d’Efcadre.,
Son avis fut oppofé à celui du Comte de Relin-gue qui vouloir qu’on livrât un fécond combat lelendemain de celui de Malaga. C’étoit, dit-on, lefeul moyen de reprendre Gibraltar , & de rendreutile la viéfcoire qu’on venoit de remporter. Ce nefut point par timidité que le Marquis d’O propofale confeil de fe retirer. Il avoit donné &c donna de-puis des preuves d’une extrême valeur. On faifoitdes fautes fut terre : on en fit fur mer. On vouloirfe foutenir dans l’état où l’on étoit, fans tenter degrands événemens. Les relfources manquant, oncraignoit les fuites des grandes défaites } &c c’eftpeut-être pour les avoir trop appréhendées qu’on lesetfùya. Les ennemis auroient été moins audacieux >s’ils nous eufient vus plus entreprenants.