de l’Ordre de S. Louis. 285que Toulon ne pût être fecouru, afin que les enne-mis ne les brûlaflent point, s’ils prenoient la place,ou ne les relevaiïent que très-difficilement • ce quidonneront le temps de les reprendre. M. de Lange-ron ne crut pas devoir prendre ce parti. Il aimamieux les laifTer dans le Port, 8c mettre de l’eaudans leur fond de calle. Le Tonant 8c le Saint-Phi-lippe furent établis , de maniéré qu’ils ne pouvoientêtre percés par le canon , ni écrafés 8c enflamméspar les bombes. M. de Langeron avoit fait échouerle premier, 8c l’avoit placé fi à-propos, que foncanon couvroit tout le côté de l’attaque 8c incom-rnodoit fi fort les ennemis , qu’ils établirent contrece feul vaifleau une batterie de vingt-cinq pièces detrente-fix livres de balle qui tiroir toute la journée.Les ennemis ne fçavoient point que ce vaiffeauétoit coulé à fond, 8c que M. de Langeron y en-voyoit des Charpentiers pendant la nuit, pour rem-placer les bois que les boulets avoient brifés, 8cdont il étoit fortifié par dehors comme d’une cui-rafle. Ce fiége de Toulon coûta des fommes prodi-gieufes aux Alliés , 8c leur caufa une perte de plusde quinze mille hommes. Les tentatives qu’ilsavoient fi vainement faites fur plusieurs de nosVilles de Normandie , de Bretagne & de Flandre ,auroient dû leur rappeller qu’il ne faut pas attaquerles François dans leurs foyers. Mais le Prince Eu-
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