bE l’Ordri dï S. Louis; 249tîefièm d’une autre plus périlleufe & de plus gran-de importance : c’étoit de s’emparer du Fort dePekuit. Ce fort avoit quatre bons battions , & unegarnifon de quatre-vingts-douze hommes. M. d’I-berville chargea deux cents cinquante Sauvages del’attaquer par terre, tandis qu’il l’invettiroit par mer.La garnifon craignant d’être prife d’alfaut, fe renditprifonniere de guerre. On trouva quinze canonsdans ce Fort qu’on fit rafer.
Le fuccès de ces entreprifes rendit M. d’Ibervillefameux dans le Nord de l’Amérique. M. de Pont-chartrain profitant de la terreur que le nom de cebrave Officier infpiroit dans tous ces pays-là , lechargea d’aller reprendre le Fort de Bourbon, auNord du Canada. Il lui donna une Efcadre compo-fée du Pélican , du Palmier , du Wecfph & duProfond. M. d’Iberville partit le huitième de Juillet.Son Efcadre fe trouva renfermée dans les glaces dela Baie d’Hudfon durant vingt-fept jours. Les cou-rans en firent débouquer le quinzième d’Août lePélican , que montoit.le Général. Ce vaiflfeau arrivafeul devant le Fort de Nelfon , le cinquième de Sep-tembre. M. d’Iberville apperçut trois vaifieaux fousle vent, qu’il crut être les trois autres navires de fouEfcadre. Il chafla fur eux, & leur fit les figrfîtux dereconnoifiance auxquels ils ne répondirent point. Illes reconnut bientôt pour Anglois , & fe difpofa à