Druckschrift 
3 (1780)
Entstehung
Seite
237
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de lOr b re de S. Louis. ±37toujours fous le canon de lefcorte. Cependant lesennemis le joignirent 8c fe mirent en ligne. LeurFlotte étoit compofée dun vaiflèau de foixante-douze pièces de canon, que commandoit lAmiralBembow, dun autre de même grandeur qui lefuivoit, de trois autres portant depuis foixantejufquà foixante-fix pièces de canon. Suivoient àlarriere trois frégates de cinquante - cinq pièces.Telle étoit la Flotte que M. du Caffe eut à com-battre. Je nentrerai pas dans le détail des combatsquil foutint pendant quatre jours confécutifs. 11 mefuffira de dire que cet intrépide Guerrier fe tira ,par fa bravoure 8c fon habileté, des mains de lA-miral Bembow, fans avoir efluyé dautre perte quecelle dune petite prife quil avoit faite aux Angloiseux-mêmes. Les ennemis étonnés de tant daudace,de conftance 8c da&ivité, laifferent le palfage libreà M. du CafTe après le cinquième combat, ilsperdirent plus de monde que nous. Il arriva 8c fitfon débarquement à Carthagene fans avoir faitdautre mauvaife rencontre. Madame la DuchelïedAlbukerque étoit à bord de M. du Cafle : elleencourageoit les Soldats & les Matelots à fe bienbattre, leur diftribuoit de largent, de leau de vie,& travailloit au parlement des blelfes.

On attendoit en Efpagne larrivée des galionsavec la plus vive impttience. Ils étoient chargés