de l’Or b re de S. Louis. ±37toujours fous le canon de l’efcorte. Cependant lesennemis le joignirent 8c fe mirent en ligne. LeurFlotte étoit compofée d’un vaiflèau de foixante-douze pièces de canon, que commandoit l’AmiralBembow, d’un autre de même grandeur qui lefuivoit, de trois autres portant depuis foixantejufqu’à foixante-fix pièces de canon. Suivoient àl’arriere trois frégates de cinquante - cinq pièces.Telle étoit la Flotte que M. du Caffe eut à com-battre. Je n’entrerai pas dans le détail des combatsqu’il foutint pendant quatre jours confécutifs. 11 mefuffira de dire que cet intrépide Guerrier fe tira ,par fa bravoure 8c fon habileté, des mains de l’A-miral Bembow, fans avoir efluyé d’autre perte quecelle d’une petite prife qu’il avoit faite aux Angloiseux-mêmes. Les ennemis étonnés de tant d’audace,de conftance 8c d’a&ivité, laifferent le palfage libreà M. du CafTe après le cinquième combat, où ilsperdirent plus de monde que nous. Il arriva 8c fitfon débarquement à Carthagene fans avoir faitd’autre mauvaife rencontre. Madame la Duchelïed’Albukerque étoit à bord de M. du Cafle : elleencourageoit les Soldats & les Matelots à fe bienbattre, leur diftribuoit de l’argent, de l’eau de vie,& travailloit au parlement des blelfes.
On attendoit en Efpagne l’arrivée des galionsavec la plus vive impttience. Ils étoient chargés