2.50 1 Histoire
ter en peu de temps, d’un lieu à un autre , les cho-fes dont les, Irlandois auroient befoin , félon lesdeffeins du Prince d’Orange dans ce pays-là. Tellefut la commiflion difficile dont fut chargé M. Du-quefne , à qui l’on donna pour cet effet le com-mandement de trois frégates. 11 ne faifoit que d’ar-river fur les côtes d’Irlande , lorfqu’il apperçutcinq navires qu’il crut d’abord marchands j maisen les voyant de plus- près, il reconnut deux vaif-feaux de guerre 8c trois vaiffeaux marchands. Cen’eft point une fanfaronade de dire , qu’à forceségales les François fe regardoient toujours commevainqueurs, 8c que les ennemis ne tentoient pas lefort d’un combat lorfqu’iîs n’étoient pas fupérieurs-Qu’on life les Hiftoires, & l’on verra que je dis vrai.Dans cette occafion - ci les ennemis ne purent pointéviter le combat. Les nôtres ayant le vent, forcè-rent de voiles 8c les atteignirent. Le combat fut vif8c bientôt décidé. Duquefne enleva d’abord le Com-mandant à l’abordage. La Jolie fe battoir vaillam-ment contre l’autre vaifïèau ennemi} mais elle n’enpouvoit pas venir à bout. La troifieme frégate qui.avoir eu ordre de le tenir entre les deux qui com-battoient pour aller au fecours de celle qui en au-roient befoin, accourut au fecours de la Jplïe. L’An-glois fe rendit. M. Duquefne fe mit à la pourfuitedes vaifïèaux marchands. Il en prit deux chargés de.