de l’Ordre de S. Louis. 113du Nord. On attendoit avec la plus vive impa-tience une Flotte de cent voiles, chargée de bled,fous l’efcorte de deux vailTeaux Danois. Jean Bartfut envoyé au-devant de ce convoi avec fix vaif-feaux. Les Hollandois s’en étoient déjà emparés.
Jean Bart qui les rencontra peu de temps avantqu’ils entraient dans leurs Ports, les attaqua quoi-qu’ils euffent deux vaiiTeaux & cent treize piècesdecanons plus que lui. Point de canon , point defujil , dit-il aux liens, à Vabordage , le Jabre à la.main. Les Hollandois ne le refuferent pas. Troisd’entr’eux furent enlevés, la Flotte fut reprife &conduite dans nos Ports.
L’année fuivante il défendit le Fort de l’Efpé-
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rance contre Barkley , qui vouloit abîmer Dun-kerque \ mais il ne montra pas un courage & unefermeté plus héroïques que les Officiers de Marinequi contribuèrent à la défenfe de cette Place : tousfirent des prodiges.
Vingt vaiffeaux de guerre Anglois poftés devant ■ ^Dunkerque, tenoient Jean Bart comme bloquédans fon Port. Impatient de fe remettre en mer,il monte fur une hauteur, pour mieux examiner ladifpofition des vaiffeaux ennemis. Il conçoit le pro-jet de paflèr par les intervalles qu’ils laifïôient en-tr’eux. Auffi-tôt il donne le lignai du départ : plu-fieurs Armateurs fe joignent à fon Efcadre de fept
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