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3 (1780)
Entstehung
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212
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nz Histoire

mier, une de vingt-quatre canons^ le fécond, unede feize. Ils rencontrèrent par le travers de llflede Vight deux gros vaifleaux de guerre Anglois decinquante & de foixante canons. La partie né-toit affurément pas égale j mais entre ces deuxhommes, le confeil de prendre la fuite ne pouvoitêtre propofé par perfonne. Ils fe facrifierent pourfauver le convoi. Sil y avoir moyen de faire unprodige , ceft - à - dire, déchapper aux ennemis,cétoit daller les attaquer avec beaucoup daudace.Le combat sengagea : il fut long 8c fanglant de part8c dautre ; mais il fallut enfin céder à une force fifupérieure. Le convoi fe fauva pendant le combat,8c les intrépides guerriers furent menés à Plimouth.On les mit dans une prifon pour les punir de leurtéméraire bravoure. Jean Bart pafibit tranquille-ment fon temps à fumer 8c à boire : il étoit dans faprifon comme dans fon vaifleau. Forbin, agité par uneimagination ardente, revoit aux moyens de s'éva-der. Il en imagina un qu'il fit goûter à Jean Bart8c qui réuffit. Les deux prifonniers séchappèrentpendant la nuit, fe jetterent dans une barque depêcheur 8c arrivèrent à Brefi à travers mille périls.Louis XIV les récompenfa lun 8c lautre en les fai-fant Capitaines de vailfeau.

La France qui éloit dans une difette extrême detoutes fortes de grains, en faifoit venir des Pays