nz Histoire
mier, une de vingt-quatre canons^ le fécond, unede feize. Ils rencontrèrent par le travers de llflede Vight deux gros vaifleaux de guerre Anglois decinquante & de foixante canons. La partie n’é-toit affurément pas égale j mais entre ces deuxhommes, le confeil de prendre la fuite ne pouvoitêtre propofé par perfonne. Ils fe facrifierent pourfauver le convoi. S’il y avoir moyen de faire unprodige , c’eft - à - dire, d’échapper aux ennemis,c’étoit d’aller les attaquer avec beaucoup d’audace.Le combat s’engagea : il fut long 8c fanglant de part8c d’autre ; mais il fallut enfin céder à une force fifupérieure. Le convoi fe fauva pendant le combat,8c les intrépides guerriers furent menés à Plimouth.On les mit dans une prifon pour les punir de leurtéméraire bravoure. Jean Bart pafibit tranquille-ment fon temps à fumer 8c à boire : il étoit dans faprifon comme dans fon vaifleau. Forbin, agité par uneimagination ardente, revoit aux moyens de s'éva-der. Il en imagina un qu'il fit goûter à Jean Bart8c qui réuffit. Les deux prifonniers s’échappèrentpendant la nuit, fe jetterent dans une barque depêcheur 8c arrivèrent à Brefi à travers mille périls.Louis XIV les récompenfa l’un 8c l’autre en les fai-fant Capitaines de vailfeau.
La France qui éloit dans une difette extrême detoutes fortes de grains, en faifoit venir des Pays