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DE L* 0 É D R E DE S. L O Ü I S, ÎÛIJ■vent, ne voulurent point effayer de ce genre deCombat. M. de Champ-Meflin qui montoit le pre-mier vaiffeau de la divifion de M. l’Amiral , fut lefeul qui aborda deux fois un vaiffeau .ennemi plusfort que le fien. Il l’eût enlevé au troifieme alfaut,s’il ne fe fût apperçu que le feu avoit pris à troisendroits de ce navire. Il fe contenta, d’en prendreune flamme qu’il envoya à M. l’Amiral. Il perdittant de monde dans ces trois abordages, & futtellement défemparé , qu’il fut contraint lui-mêmede forcir de la ligne pour aller fe réparer. C’eft àla valeur de pareils officiers que Louis XIV dut cesfameufes victoires qui donnèrent un fi grand éclatà notre Marine. Car dans aucun temps de fon ré-gne , il n’eut fur mer des forces lupérieures à cellesde fes ennemis.
De Chavigny (....) Capitaine de vaijfeau.
Il commandoit le Confiant dans l’Efcadre d&M. de Flacourt, qui croifoit fus les côtes d’Efpa-gne. Un coup de vent le fépara du' refte de 1 Efca-*dre. Il rencontra le vaiffeau Notre-Dame <Le Ata-cha. 3 de foixante canons, qui avoit été aufli féparéd’une Elcadre Efpagnole. Ces deux vaifleaux cou-rurent l’un contre l’autre avéfc une ardeur extrême.Ils engagèrent un combat des plus vifs, mais qui
Tome III , O