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fous celui dés ennemis qui les attaquoient. Tousie^ordres étant bien donnés & bien conçus :chacun alla prendre du repos & fe préparer à biencombattre le lendemain.
Je ferais une longue hifloire , fi j’entrois dansle détail de toutes les aûions particulières qui fefirent dans cette journée. Je me contenterai de direque malgré le feu du canon , malgré la moufque-terie des troupes qui étoient dans des retranche-mens qui les mettoient à l’abri de nos coups, tousles ordres de M. de Champ-Meflin furent exécutésde point en point ; que deux vaiffeaux Angiois,trais corfaires de Fleflîngue, & plufieurs naviresEfpagnols qui étoient fous le môle de Malaga fau-tèrent en l’air. M. de Champ-Mefiin vouloit enfauver quelques-uns } mais il ne le pouvoit pas fansune grande perte de fon monde. M. de Tourvillelui fit dire de terminer cette expédition le pluspromptement poffible. Sur cet ordre il fit accolerles vaiffeaux ennemis deux à deux & y fit mettre lefeu , afin que s’enflammant l’un l’autre , ils fuffentplutôt confumés.
M. de Champ-Meflin au combat de Malagacommandoit le Serieux de cinquante huit piècesde canon. On fe rappelle les efforts de M. le Comtede Touloufe , pour que les deux Flottes en vinf-fent à l’abordage. Mais les ennemis qui avoient le