de l’Ordre de S. Louis. ao$>
„ embarrada encore les deux pièces de delfous le» gaillard. Il reçut l’inftant d’après deux coups de„ canon dans le mât de'mifaine. Tout étoit défem-„ ’paré : deux feuls boflès retenoient en l’air ce qui„ reftoit de haubans. On étoit dans la trille attente„ de le voir tomber. Mais le mât d’artimon fut53 coupé net dans ce moment} ce qui augmenta3> encore l’embarras. La mer devenant toujourssi plus grade, 8c le Content ne gouvernant plus,
33 la nécedité de fe rendre devenoit prelïante. Dans33 ce terrible état, M. du Chalard apprend qu’un33 coup de canon a coupé Tétai du bas-bord , un33 pied 8c demi foüs l’eau, & que le boulet ayant33 percé dans le vailfeau, y donnoit beaucoup d’eau \33 que deux autres étais, coupés audî fous l’eau vers33 les foutes, avoient mis fon vaideau à deux pompes.33 II n’y avoit pas de temps à perdre : M. du Cha-33 lard fe rendit 33.
Je n’ai rien mis du mien dans ce récit. J’ignorefi les Marins trouveront qu’on y ait bien parlé lelangage de leur art : mais ils ne pourront s’empê-cher d’admirer eux-mêmes le courage & la fermetéde M. du Chalard , qui foutint trois combatsconfécutifs contre trois vailfeaux audi forts que lefien, & ne fe rendit qu’au moment où il alloitcouler à fond. "