de i’Ordri de S. Louis.' lotJS en retraite ; les relingues de fes t^lTes voiles étant35 coupées, il fut obligé d’aller plus que vent largue,jj continuellement chalTé par trois vaiileaux, dontjj un lui parue plus fort que le Content , & lejj joignit à fept heures du foir. M. du Chalardj> perça de part en part le petit mât de hune de» l’Anglois , coupa les chaînes qui foutenoient lesjj grandes vergues, & le défetnpara généralementjj de toute fa manœuvre. Il fut aufii défemparé dejj fa voile de mifaine; ce qui le fit refter de l’arrierejj du Content. M. du Chalard continua toujours fajj même route, & fit réparer, autant qu’il lui fut» pofiîble , les manœuvres coupées. Le Contentjj n’alloit plus : le vent paffoit au travers des voiles.i> Les trois vaiffeaux ennemis s’attachèrent à lej> fuivre toute la nuit. La clarté de la lune l’em-jj pêcha de leur dérober fa marche.
jj Le lendemain, fur les huit heures du matin,jj il fut rejoint par le vaiffeau qui l’a voit combattujj la veille} les deux autres moins bons voiliers lejj fuivoient. Il attaqua cette fois-ci le Content avec» beaucoup d’avantage. Le vent & la mer avoientjj beaucoup grofii, & il s’étoit mis fous le vent j>j ce qui obligeoit M. du Chalard à fe fervir de» temps en temps de la première batterie. Il ne» pouvoit faire ufage que de deux pièces 'de fajj Sainte-Barbe , dont les boulets même labouroient