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vança pour prendre un vaiffeau à l’abordage. Iln’eut que le mérite d’avoir montré la fiere conte-nance & la bonne volonté d’un homme qui veutfe bien battre. Le feu étoit aux mèches & prêt àprendre aux poudres : un Matelot les enleva.
il commandoit un vaiffeau dans toutes ces fa-meufes batailles de Rhuiter en Sicile. Celui qu’ilcommandoit au combat de Païenne, fe fit remar-quer par la violence de fon feu. Les relations nom-ment M. de Beaulieu parmi les Officiers qui eurentle plus de part au fuccès de cette journée.
Au premier bombardement d’Alger, il comman-doit le Vaillant qui avoit l’amarre de là Menaçante yc’étoit un des emplois les plus glorieux , parce qu’ilétoit le plus périlleux de cette entreprife. J’ignore àquel grade parvint M. de Beaulieu.
De Beaujeu (....) Capitaine de vaijfeau.
J’ai déjà fait fon éloge dans le Tableau hifto-rique à l’endroit où j’ai parlé du fécond bombarde-ment d’Alger. Affronter courageufement les périlsôc la mort dans les combats, eft une chofe natu-relle & ordinaire à un Gentilhomme François.L’exemple & l’honneur foutiennent dans ces occa-fions j mais ofer parler fierement à un Roi & à unRoi barbare, dont oh eft efclave, dont lame eft