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3 (1780)
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145
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DE L O R D R E DE S, L O V I S.' ^45'

qilAlicante eut été réduite en cendres , M. dEf-trées le chargea de brûler neuf barques qui étoientà terre à demi-portée du canon dune des portes dela Ville, & près dun grand retranchement des en-nemis ; &, comme sil fe fût joué des périls & de lamort, cette première expédition finie , il entrepritdaller chafier les ennemis du Môle d ils faifoientun feu terrible - , je lai déjà remarqué , les aétionsdune extrême audace réulfiflent prefque toujours àla guerre. Les Efpagnols, en le voyant approcherfe retirèrent emmenant leurs canons. M. de Poin-tis, arrivé fur le Môle, fut fort étonné de nytrouver que les embrâfures.

La fermeté quil fie paroître au bombardementdAlger, ( & jaurois placer cette action avantles autres ) lui donna la réputation dun des plusintrépides hommes de France. Il commandait lagaliote la Cruelle. Un mortier chargé dune bombeardente prend feu} la bombe senflamme & nepart point ; lincendie de la galiote paroît inévita-ble. Lépouvante fe répand dans léquipage, qui fejette dans la mer ou dans les chaloupes qui por-toient les munitions. La bombe jettoit fes grena-des, & lançoit une colonne de feu de la groiïein:de deux hommes. Il y avoir dans ce bâtiment qua-rante autres bombes ardentes, & une infinité dau-tres chofes propres à senflammer. M. de Pointis

Tome III. K