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de l’Ordre de S. Louis, iz5le combat qu’ils foutinrent avec cinq vailîèaux con-tre une Flotte de trente-cinq voiles, je 11e rapporteici aucune circonftance de cette célébré aélion.
La bataille de Malaga fut lepoque-de la chûrede notre Marine , quoiqu’elle y ait eu l’avantage.Depuis ce temps elle alla toujours en déclinant.Les grands efforts que Louis XIV fut obligé defaire pour repoufler l’ennemi de fes frontières, luiôterent tout moyen d’entretenir fes forces navales.Cependant les débris de notre Marine jetterent detemps à autre un grand éclat. Et peut-être les per-tes caufées au commerce des Anglois par la valeur& l’audace des Forbin, des Caffart, desNefmond,des Du Guay-Trouin, plutôt que les intrigues de laCour de la Reine Anne firent ceffer cette mal-heureufe guerre, dans laquelle toutefois l’Europevit quelles font les reffources d’un peuple paffionnépour l’honneur, & adorateur de fes Rois quand ilsfont dignes, de lui commander.
Je termine ici le tableau des événemens mili-taires arrivés fur la mer, non que depuis la bataillede Malaga il ne fe foit fait plusieurs belles expédi-tions jufqu’à la paix : mais il n’y eut plus de gran-des Flottes rangées , ni de ces formidables armé-niens qui annonçaffent de grands deffeins. Onpourra faire une remarque. Tant que l’Océan & laMéditerranée courbèrent leurs flots, pour m’expri-
Anaée 1704.