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111 '- ; les Anglois s’attribuèrent la vi&oire. Nous nou$
Année I7 o 4 . j> attr i| :)ll â mes . avec plus de raifon , quoiqua dire levrai j ni les François ni les Anglois ne recueillirentaucun fruit de cette journée. Les uns & les autresmanquèrent leur coup. Les Anglois vouloient ref-ter maîtres de la Méditerranée , & ils en furentchalfés. Les François voulurent bloquer Gibraltar,& Gibraltar , ne fut point bloqué , ou ne le fut quequelque temps après & de maniéré à procurer denouvelles difgraces à la France. Le Baron de Poin-tis y fut envoyé avec un détachement de treizevaifleaux qui étoient fi mal pourvus , qu’il futobligé, peu de jours après, d’aller à Cadix fe fournirde vivres. Cinq frégates qu’il avoit laiffees dansla rade , en fon abfence , furent bientôt attaquéesôc obligées de fe brûler elles-mêmes pour éviterd’être prifes : une feule le fut après avoir foutenuun long combat. Le Baron de Pointis alla de nou-veau contre fon fentiment recommencer le blocusavec fes treize vaifleaux rafraîchis. Un coup devent fit dérader huit de fes navires. Ce fut un bon-heur y car ils feroient tombés dans les mains del’Amiral Leack , qui avec trente - cinq vailfeauxavoit forcé de voiles du port de Lisbonnç pourfaire lever le fiege de‘ Gibraltar. Comme en par-lant de M. de Pointis, je raconterai les a&ions devaleur qui fe firent de la part des François, dans
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