Année 1702,
de 1 Ordre de S. Louis. 119ma devife • vous pouvez la communiquer à la P rin-ce ffe qui gouverne VAngleterre. Jouijfez de fa faveurtant que vous pourrez 3 Monfieur 3 & croyez-moiavec confi'dération votre 3 &c.
Après cette fiere réponfe, les attaques recom-mencèrent avec une extrême vigueur. Mais le Ducd’Ormond fut repoufle de tous côtés, & contraintde fe rembarquer, ayant perdu trois mille hommesdans cette expédition. La dépenfe qu’elle occalîonnafut immenfe. Il eft vrai que les Alliés en furentdédommagés par la ruine totale de la Flotte d’ar-gent qui venoit d’arriver du Mexique fous l’efcortede quinze vaiffeaux de guerre François commandéspar M. de Chateau-Regnaut. N’ayant pu entrerdans le Port de Cadix, dont le palïàge étoit aétuel-lement barré par l’Amiral Rook, il conduifit faFlotte à Vigo. Son avis étoit de la métré en sûretédans quelqu’un des Ports de Fiance} mais il neprévalut point. Les jaloux Efpagnols trouvant déjàque les François fe mêloient trop de leur Gouver-nement, craignirent de fe mettre à leur difcrétion,s’ils leur confioient de fi grandes richeffes (1). M. deChateau-Regnaut fut donc obligé d’efcorter lesgalions jufqu’à Vigo, fur les côtes de Galice.
Les Alliés n’eurent pas plutôt avis de l’arrivée vi ^ ffa, " re ÿe
(1) On dit que cette Flotte portoit foixante millions.
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