I
IïS H i' s T O I R E
Si le Roi mon Maître avoir pu prévoir la téméritéAmue 1702- ^ ue f es ennem i s ont eue de venir en cette rade pourfuborner fes fujets 3 Sa Majejlé m’auroit donné desinjlruclions pour répondre avec cette politejfe dontle féal Duc d’Ormond ejl capable à toutes lesproportions qu’il me fait de la part de l’Empereur& de l’Archiduc. Je refpecle en ces deux Princes lecaractère de Leur Majejlé • mais je me trouve fortglorieux de pouvoir réjîjler à leurs promejfes avecautant de fermeté que j’aj. peu d'émotion en appre-nant leurs menaces.
Philippe V ejl mon Roi } pour qui j’ai juré derépandre jufquà la derniere goutte de mon fang. 'Ç'ejl-là le fentiment que des Sujets doivent concevoirpour un Prince injlruit en l’art de gouverner par unAïeul dont le régné fait envie à toutes les Coursde l’Europe. Défabufeç- vous donc 3 Monjieur 3 devos idées mal conçues ; ayeç meilleure opinion d’unhomme qui mérite de vous être cher : recommence%vos attaques, Ji vous vouleç avoir d’autres réponfesdu Confeil que vous me prieç de confuher & vousfentireç Ji nous fommes difpofés à faire notre devoiren gens qui n’ont autre chofe à craindre que leschâtimens dus à la trahifon & à la révolte. Nousn avons que de généreux exemples dans nos ancêtres.Ils n’ont jamais cherché leur élévation dans le fangni dans la fuite de leurs Rois. Mori pro Pacriâ ejl