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3 (1780)
Entstehung
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118
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I

IïS H i' s T O I R E

Si le Roi mon Maître avoir pu prévoir la téméritéAmue 1702- ^ ue f es ennem i s ont eue de venir en cette rade pourfuborner fes fujets 3 Sa Majejlé mauroit donné desinjlruclions pour répondre avec cette politejfe dontle féal Duc dOrmond ejl capable à toutes lesproportions quil me fait de la part de lEmpereur& de lArchiduc. Je refpecle en ces deux Princes lecaractère de Leur Majejlé mais je me trouve fortglorieux de pouvoir réjîjler à leurs promejfes avecautant de fermeté que jaj. peu d'émotion en appre-nant leurs menaces.

Philippe V ejl mon Roi } pour qui jai juré derépandre jufquà la derniere goutte de mon fang. 'Ç'ejl- le fentiment que des Sujets doivent concevoirpour un Prince injlruit en lart de gouverner par unAïeul dont le régné fait envie à toutes les Coursde lEurope. Défabufeç- vous donc 3 Monjieur 3 devos idées mal conçues ; ayeç meilleure opinion dunhomme qui mérite de vous être cher : recommence%vos attaques, Ji vous vouleç avoir dautres réponfesdu Confeil que vous me prieç de confuher & vousfentireç Ji nous fommes difpofés à faire notre devoiren gens qui nont autre chofe à craindre que leschâtimens dus à la trahifon & à la révolte. Nousn avons que de généreux exemples dans nos ancêtres.Ils nont jamais cherché leur élévation dans le fangni dans la fuite de leurs Rois. Mori pro Pacriâ ejl