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3 (1780)
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de lOrdre de S. Louis. 11 $point de grands armemens, nous cauferent de plus ÜÜIIHLÜ 5 ÏÏ,grandes pertes que navoient fait ces citadelles flot- Aunee ï 69 Ttantes, dont pendant plufieurs années ils avoientcouvert lOcéan. Ils enlevèrent ou difperferent uneFlotte marchande de foixante-dix voiles, qui étoitfortie de S. Malo.

La France, comme on la vu, neut pas, durant lecours de cette guerre, de moindres fuccès fur merque fur terre. A la vérité léchec de la Hogue futregardé comme un défaftre, au lieu que nous ne per-dîmes point de bataille dans aucun des pays nousfaifions la guerre. Mais à le bien confidérer, léchecde la Hogue devint, par lévénement, plus profita-ble quil ne fut nuifible. Nous ne perdîmes que quin-ze vaiffeaux * & loin que nos troupes en fuifent dé-couragées , on vit leur audace saccroître. La gloiredavoir balancé la fortune dans un combat fi inégal,leur infpira une confiance extrême ; ce qui fouventvaut encore mieux quune viéloire. Rien dans lafuite ne leur parut impoffîble.

La réfolution que prit Louis XIV de ne plus af-fembler de ces grandes Flottes, dont les fuccès fontaufii incertains quils font peu décififs, fut une fuitede léchec de la Hogue, & un avantage réel. Laif-fant donc aux ennemis la vaine oftentation de domi-ner fur les mers, il fe contenta dy répandre desEfcadres qui favorifoient le commerce, & qui, pat

Tome III . H