de l’Ordre de S. Louis. 11 $point de grands armemens, nous cauferent de plus ÜÜIIHLÜ 5 ÏÏ,grandes pertes que n’avoient fait ces citadelles flot- Aunee ï 69 T‘tantes, dont pendant plufieurs années ils avoientcouvert l’Océan. Ils enlevèrent ou difperferent uneFlotte marchande de foixante-dix voiles, qui étoitfortie de S. Malo.
La France, comme on l’a vu, n’eut pas, durant lecours de cette guerre, de moindres fuccès fur merque fur terre. A la vérité l’échec de la Hogue futregardé comme un défaftre, au lieu que nous ne per-dîmes point de bataille dans aucun des pays où nousfaifions la guerre. Mais à le bien confidérer, l’échecde la Hogue devint, par l’événement, plus profita-ble qu’il ne fut nuifible. Nous ne perdîmes que quin-ze vaiffeaux * & loin que nos troupes en fuifent dé-couragées , on vit leur audace s’accroître. La gloired’avoir balancé la fortune dans un combat fi inégal,leur infpira une confiance extrême ; ce qui fouventvaut encore mieux qu’une viéloire. Rien dans lafuite ne leur parut impoffîble.
La réfolution que prit Louis XIV de ne plus af-fembler de ces grandes Flottes, dont les fuccès fontaufii incertains qu’ils font peu décififs, fut une fuitede l’échec de la Hogue, & un avantage réel. Laif-fant donc aux ennemis la vaine oftentation de domi-ner fur les mers, il fe contenta d’y répandre desEfcadres qui favorifoient le commerce, & qui, pat
Tome III . H