ïio Histoire
i* ,n "' ■> pu poudre Dunkerque , Calais &c leurs habitans.
Année le Duc du Maine, M. le Comte de TouloufeSc
M. de Villeroi accoururent au fecours de ces Places.Leur préfence & leur exemple encouragèrent les‘ troupes de terre & de mer. Je ne parle point ici desa&ions de valeur & d’intrépidité qu’elles firent. LesAlliés confirmèrent inutilement deux de leurs ma-chines infernales, & fe retirèrent fans avoir cauféde grands dommages. Ces arméniens leur coûtoientdes dépenfes qui étonnent l’imagination. Mais ilsflattoient leur orgueil, féduifoient les peuples parl’apparence d’un vain empire , & les empêchoientde murmurer des impôts fous lefquels ils étoientaccablés.
Durant tous ces arméniens, la France fe fervitplus utilement d’une partie de fa Marine pour fé-conder le Marcéhal de Noaill es, qui,après le palïàgedu Ter, enlevoit aux Efpagnols toutes les Villesmaritimes de Catalogne. Charles II fe plaignit dece qu’avec tant de forces navales, les Alliés le laif-foient dépouiller de toutes fes Villes. Ces plaintesfurent fuivies de menaces de faite la paix avec laFrance, fi on ne lui envoyoit de prompts fecourspour faire lever le Siège de Barcelone, que les Fran-çois alloient commencer. Le Prince d’Orange, al-larmé de ces menaces, fit partir l’Amiral Rulfelavec cinquante vailfeaux, qui joints à ceux que les