de l’O.hdue de S. Louis. 109merent inutilement devant cette place une de leurs —machines infernales. Des batteaux remplis de pier- niKe l6s ^'res, dont on avoit bouché le port, empêchèrent d’yentrer. Elle éclata, fans faire d’autre mal que d’é-pouvanter , par forfi horrible fracas, tous les Villa-ges qui étoient à quatre lieues à la ronde.
Barkley finit fon expédition par le bombarde- Le Havre,ment du Havre. Il n’y eut que vingt maifons debrûlées, & quarante d’endommagées. Cette Villedut font Lalut au zèle 8c à l’intelligence du Maré-chal de Choifeul, & à la grande aétivicé de M. deMaupertuis, Commandant des Moufquetaires. Mi-lord Barkley en fe retirant pafla devant la Hogue ,
8c fit mine de vouloir l’attaquer : mas deux ou troiscoups de canon, tirés avec juftefie, lui en ôterentl’envie. Il ramena fon Armée à Sainte-Hélene, d’oùil fe rendit à Londres, pour recevoir les complimensde fes concitoyens, enorgueillis de ce qu’il avoirréduit en cendres une ville de bois.
Le reflfentiment des Andois contre les habitans _ . .
O Calais &
de nos Villes maritimes n’étoit pas encore épuifié. Dunkerque.Les Calaifiens & furtout les Dunkerquois, rivauxdes Malouins, avoient caufé des pertes immenfes àleur commerce. Cent voiles, parmi lefquelles il yavoit quatorze galiotes à bombes, quatorze machi-aies infernales, 8c fix brûlots, furent deftinés, fousle commandement du Chevalier Schowelj à réduire