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3 (1780)
Entstehung
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109
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de lO.hdue de S. Louis. 109merent inutilement devant cette place une de leursmachines infernales. Des batteaux remplis de pier- niKe l6s ^'res, dont on avoit bouché le port, empêchèrent dyentrer. Elle éclata, fans faire dautre mal que dé-pouvanter , par forfi horrible fracas, tous les Villa-ges qui étoient à quatre lieues à la ronde.

Barkley finit fon expédition par le bombarde- Le Havre,ment du Havre. Il ny eut que vingt maifons debrûlées, & quarante dendommagées. Cette Villedut font Lalut au zèle 8c à lintelligence du Maré-chal de Choifeul, & à la grande aétivicé de M. deMaupertuis, Commandant des Moufquetaires. Mi-lord Barkley en fe retirant pafla devant la Hogue ,

8c fit mine de vouloir lattaquer : mas deux ou troiscoups de canon, tirés avec juftefie, lui en ôterentlenvie. Il ramena fon Armée à Sainte-Hélene, dil fe rendit à Londres, pour recevoir les complimensde fes concitoyens, enorgueillis de ce quil avoirréduit en cendres une ville de bois.

Le reflfentiment des Andois contre les habitans _ . .

O Calais &

de nos Villes maritimes nétoit pas encore épuifié. Dunkerque.Les Calaifiens & furtout les Dunkerquois, rivauxdes Malouins, avoient caufé des pertes immenfes àleur commerce. Cent voiles, parmi lefquelles il yavoit quatorze galiotes à bombes, quatorze machi-aies infernales, 8c fix brûlots, furent deftinés, fousle commandement du Chevalier Schowelj à réduire