d e l’O rdre.de S. Louis. 95
L’armée navale de France qui entra" cette année - - - -
dans la Manche, étoit de foixante-treize vailleaux Annee l6sl *ôc de vingt - un brûlots. Elle portoit cinq millequatre canons & vingt-neuf mille quatre cens cin-quante hommes d’équipage. M. de Tourville quilacommandoit, tâcha vainement d’attirer la Flottedes Alliés au combat. N’ofant pas courir les rif-ques d’une bataille dont les fuites , s’ils l’eufïèritperdue , pouvoient être funeftes, ils fe tinrent ren-fermés dans Torbay jufqu’au mois de Septembreque notre Flotte rentra dans fes ports. Conduitefage de la parc des Alliés. La perte d’une batailleles expofoit à une nouvelle defcente en Angleterre j& s’ils avoient remporté la victoire, les affairesd’Irlande n’en auroient point été en meilleurétat : la bataille de Kilconel les avoir décidées.
Les Irlandois ne fe relevèrent point de cette dé-faite. L’armée viétorieufe ne trouvant plus d’enne-mis en campagne, s’étant faille de toutes les Villes& de tous les Châteaux , alla mettre le fîege de-vant Limmerick. Ce fiege fut vivement pouffé.
M. de Salsfield qui vouloir fe jetter dans la.placeavec un corps de troupes , ayant été battu , leCommandant ne penfa qu’à capituler, vu l’impof-fibilité de faire une plus longue réfiftance. Ginkel,
Général des troupes Angîoifes, ne fe rendit pointdifficile. Il accorda toutes les conditions qu’on vou-