Histoire
; toire qu’on venoit de remporter. Les ennemis feAnnée i6 ÿ o. . . , .
remirent en mer, oc envoyèrent impunément des
fecours à l’armée du Prince d’Orange. Ces fecourslui donnèrent la fupériorité : l’armée du Roi Jac-ques fut taillée en pièces fur les bords de la Bcine,8c fes affaires furent défefpérées. Il fe fauva à Du-blin , delà à Kingfal , monta fur un vaiffeau quil’attendoit, & revint'en France , abandonnant facouronne à la fortune de fon gendre.
Amérique. Les Anglois, humiliés de leur derniere défaitevoulurent effacer cette honte par une grande en-treprife fur le Canada. L’Amiral Philps , com-mandant une Efcadre de huit vaiffeaux de guerre8c de vingt - quatre autres petits bâtimens, allamouiller devant Quebec. Mais il y trouva M. deFrontenac qui repouffa fes attaques avec tant d’in-telligence 8c de bravoure, qu’il fut obligé de feretirer avec perte de trois vaiffeaux 8c de douze censhommes. Cette aélion de M. de Frontenac parutfi brillante qu’on la confacra par une médaille (i).
(i) Elle repréfente la ville de Quebec fous la figure d’uneFemme aflife fur un rocher. Elle foule aux pieds des pa-villons & des étendards aux armes d’Angleterre : près d’elleeft un caftor. Le fleuve Saint - Laurent eft au pied du ro-cher appuyé fur fon urne. La légende : Francia in novaorbe vicirix. L’exergue ; Kebeca liberata.