Ci Histoire
.^ 1 ?^—!— gnoient du terrein, & le parti Efpagnol fe fortifioîc.
Annte j 676 .^ p a p 0 i t dans ce pays-là un homme ferme, actif8c vigilant ; & le Duc de Vivonne n’avoit que ducourage, de Üefprit 8c de la parelfe. Il ne follicitapoint long-temps fon rappel. Mais avant de quitterla Sicile, il voulut tenter une action declat, qui,fi elle réuffiifoit, pouvoit, en détruifant la Flottedes Alliés, confoler du peu de progrès que nostroupes avoient fait dans cette Ille, 8c dédom-mager la France des frais de la guerre.
Le Duc de Vivonne jugeant donc que les enne-mis dévoient être fort affoiblis 8c découragés par laperte des deux derniers combats , fur-tout par lamort de Rhuiter, dont la préfence valoit feule unearmée, ne balança point à les aller chercher. Sonarméeétoit compofée de vingt-huit vaiffeaux, vingt-cinq galeres 8c neuf brûlots. Duquefne comman-doit l’avant-garde , le Duc de Vivonne le corps debataille j Tourville étoit fon Capitaine de pavillon :M. de Gabaret commandoit l’arriere-garde. L’ar-mée des Alliés avoit un vailfeau , fix galeres 8ccinq brûlots de moins que les François ; mais elleavoit l’avantage du pofte. Elle étoit fous la ville dePalerme , rangée fur une ligne , appuyée à gauchedu Mole 8c de fes deux Forts : le centre étoit pro-tégé par la Forterelïe de Caftellamare, 8c fa droireétoit défendue par les battions de la ville. Les ga-