de i’Ordre de S. Louis. 6 1avec lui M. de Preuilli 8c M. de Tourville \ M. de .Gabarec faifoit toujours l’arriere-garde. Les enne- Annéemis, fur l’avis que Duquefne metroit à la voilepour venir les attaquer, prirent le l^ge. La Flottede France les fui vit & les atteignit par le travers dugolfe de Carane. Le combat fut opiniâtre : il com-mença fur les quatre heures de l’après-midi & durajufqu’à la nuit. L’avantage nous refta : cinq vaif-lèaux des ennemis furent totalement défemparés,
8c Rhuiter reçut un coup mortel d’un boulet decanon qui lui emporta la moitié du pied gauche 8clui caffa les deux os de la jambe droite. Malgré fablelfure 8c les douleurs aiguës qu’il reffentoit, ilne difcontinua point de commander jufqu’au mo-ment où il ordonna la retraite. Les Hollandoisregardèrent fa mort comme une calamité publique.
Cet homme illuftre avoit donné un grand éclat àleur Marine, 8c fait craindre à l’Angleterre lapuiflfance de fa Nation. Louis XIV eut la magna-nimité de le regretter. Ce Prince aimoit tout cequi étoit grand. Les Alliés fe retirèrent au Port deSyracufe pour fe radouber. La Flotte Françoife lesy fuivit, 8c les provoqua par quelques volées decoups de canon. Ils ne répondirent point ; la conf*ternation étoit dans leur armée.
Malgré tous ces avantages, les affaires n’en *alloient pas mieux à Mefline. Les mécontens ga-