de l’Ordre de S. Louis. 45
bon marché. Elles étoient en effet à l’ancre & leurs ..._ _
efcadres féparées , lorfque M. de Cougolin an- Année 167*.nonça par des fignaux que les Hollandois vendent $ ^ taille Jcfur elles à toutes voiles. La furprife caufa quelque 7 Juin *défordre, fur-tout parmi les François, qui n’étoiencpoint encore bien ramiliarifés avec les manœuvresdes vaiffeaux, & qui n’eurent pas le temps de femettre en ligne. Mais la valeur du Comte d’Eftrées& des Officiers François empêchèrent le mal quipouvoir naître de ce défordre. Le Comte d’Eftrées,avec neuf vaiffeaux, foutint vigoureufement le feude l’Efcadre de Flellingue, plus nombreufe de lamoitié que la Tienne. On s’attribua la vicloire depart & d’autre \ les François 8c les Anglois , parcequ’ils demeurèrent maîtres du champ de bataille ,
8c qu’ils allèrent enfuite chercher les Hollandois furleurs côtes ; 8c ceux-ci parce qu’ils avoient brûlé undes Amiraux & deux autres vaiffeaux Anglois. Laperte fut à peu près égale de part 8c d’autre. Mais(i les Flottes alliées eurent la gloire du combat,en demeurant maîtres du champ de bataille, lesHollandois en eurent l’avantage folide, en empê-chant leurs ennemis de faire la defcente qu’ilsavoient projettée. Les François, pour la premièrefois dans cette journée, apprirent de quelle maniéréon rangeoit une grande armée navale en bataille.
On verra bientôt comment ils profitèrent des leçons