de l’Ordrï de S. Louis. *9
n’étouffoit pas tellement en lui tour autre fenti- ; —---—ament, qu’il ne donnât une attention particulière Annee l649 *aux mouvemens qui fe faifoient à Naples. Sa naif-fance & la circonftance des affaires, lui firent envi-fager la pofîibilité de faire revivre les anciens droitsde fa Maifon fur ce Royaume. U offrit aux fédi-tieux de fe mettre à leur tête, & leur promit lesfecours de la France. L’offre du Duc de Guifefut acceptée par les Napolitains : il fe rendit àNaples. Mazarin fe flattant que la révolution duRoyaume de Naples qu’il voyoit inévitable, tour-neroit au profit de la France, envoya le Duc deRichelieu , à la tête d’une Flotte , porter des fe-cours au Duc de Guife. Le Général François avoir combatd eordre de brufquer les affaires. Il chercha la Flotte Cafteiia-Ma-Efpagnole, l’attaqua & la battit. Cette victoire lerendit maître de la mer, & de débarquer lestroupes & les munitions. Mais auparavant M. deRichelieu devoir convenir d’un point avec le Ducde Guife fur lequel ce Prince & la Cour de Francene purent jamais être d’accord. Guife ne travailloitque pour lui-même ; & Mazarin vouloit qu’il n’agîtque pour la France, & qu’il promît de mettreNaples entre les mains du Roi. Guife ayant refuféces conditions, Richelieu ne lui donna aucun fe-cours, & ramena fon Efcadre à Toulon. On a ditqu’en cette occafion la politique de Mazarin avoir