de l’Ordre de S. Lours. 2 ïpour fe faire refpeéter, d’une puilTance maritime.Les réflexions que ce grand homme d’Etat fait furce fujet dans fon Teftament politique, font d’unebeauté, d’une profondeur & d’une vérité qui ra-vilfent l’efprit.
Avant d’entrer en matière, il détruit en deuxmots les droits que les différens Souverains pré-tendent avoir à l’empire de la mer. La mer , dit-il, ejl celui de tous les héritages fur lequel tous lesSouverains prétendent plus de part ; & cependantc’efi celui fur lequel les droits d’un chacun font moinséclaircis. L’empire de cet élément ne fut jamaisbien ajfuré à perfonne : il a été fujet à divers chan -gemens félon l’inconfiance de fa nature.... Les vieuxtitres de cette domination font la force & non laraifon. Il faut être puiffant pour prétendre à cethéritage.
Deux millions cinq cens mille livres furent def-tinés tous les ans à rétablir & à entretenir la Ma-rine. La charge d’Amiral fut fupprimée dans laperfonne du Duc de Montmorenci. Cette fuppref-flon rendit au Roi le droit de faire commanderfes Flottes par qui bon lui fembleroit, & fon Mi-niftre s’étant donné la charge de Surintendant desmers, il n’y eut ni embarras ni contradiélions àcraindre dans le rétabliflement de la Marine. Alorsparurent les premiers Réglemens fixes & permanens
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