ï>e l’ Ordre de S. Louis. ï 3 £Le Maréchal de Boufïlers commandoit l’aîle
droite de l’armée, & M. de Villars la gauche. Cet Aimeehonneur lui ejl dû , écrivoit M. de Villars, puifquila eu la générojité de rejetter toute idée de préfence 3étant mon ancien 3 dans une conjoncture oà il nes’agit de rien moins que du falut de l’Etat. Ils par-tagèrent tous deux la gloire de cette journée. MaisM. de Boufïlers eut l’avantage de faire voir qu’ilétoit aufîî bon Citoyen que grand Capitaine.
Depuis cette bataille nos troupes furent conftam-ment viétorieufes dans toutes les attaques de partisou de fourageurs. Les ennemis faifant un grandfourage au-delà de l’Haine, le Comte de Broglieleur tua fix cens bommes, en prit plus de cent cin-quante , Sc -n’en perdit que trois.
Les ennemis revenus de leur première confier- Monjnation, fongerent à faire le fiege de Mons , que 41 oa ° br&nos Généraux n’entreprirent point de leur faire le-ver , parce qu’ils avoient reçu l’ordre le plus précisde ne point expofer à une défaite l’armée qui étoitla feule reflource de l’Etat. Mons fe rendit aprèsvingt-cinq jours de tranchée ouverte.
Le Comte du Bourg commandant en Alface un Allemagne;corps de troupes qui n’étoit compofé que de feptbataillons & de huit efcadrons, défît environ neufmille hommes des ennemis qui avoient le Comte deMerci à leur tête, Le Comte du Bourg avoit or-
xi Août;