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1 (1780)
Entstehung
Seite
128
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n8 Histoire

des Alliés. Jamais bataille ne fut remportée plus 1propos : larmée des deux Rois manquoit de tout,de vêtemens & de fubfiftances. La plupart des Sol-dats navoient ni bas ni fouliers. Jufquà préfentécrivoit M. le Duc dOrléans au Roi fon oncle, lemanque de vivres & dargent me paroît le plus grandennemi que nous ayons à combattre. Cen étoit faitde la Couronne dEfpagne pour Philippe V, fi nouseuffions été battus } & cen étoit fait de même fila viétoire eût été rétardée dun mois , parce quilauroit fallu nécefiairement licencier larmée, nayantpas de quoi la faire fubfifter. Les ennemis perdi-rent huit mille hommes tués fur le champ de ba-taille , 8c dix-huit bataillons faits prifonniers, fanscompter les blelfés. Toute lartillerie, tous les ba-gages , tous les drapeaux furent pris. Nous ne per-dimes que deux mille hommes. Le Maréchal deBerwick montra dans cette journée une grande ca-pacité dans Vart des batailles & un grandfensfroid:il paroijfoit fi sûr du fucces , quen parcourant lesrangs & en donnant fies ordres dans le fort de lac-tion j ilprenoit du tabac (i). M. le Duc dOrléansnarriva que fur la fin du combat, quelque diligencequil eût faite. Il fut fort touché der regrets que M.de Berwick lui témoigna de navoir point été le

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(i) Mém. du temps.

maître